En blocs.
Grandir en humilité, s’émouvoir de politesse. Humilité devant les mystères de la vie.
En rose.
39eme note pour s'émouvoir de mon 2009 - 2012. 3 années dans l'Océan Indien entre mer et mer, loin de père et mère, entre mer et questionnement. A la recherche, comme les chercheurs qui cherchent pour chercher. Sans obligation de résultat. Juste obligée de chercher, tellement gavée d'avoir été toute tracée dans une autre vie blindée de repères sécuritaires. [naissance études mariage retraite après carrière].
En vert.
Plus vulnérable, 3 ans pour devenir moins forte et plus vulnérable. 3 ans pour devenir plus yin et moins yang. Les chemins du coeur empruntent les forces du vulnérable. Les chemins du coeur taisent les égos et parlent de silence. La quiétude s'y niche, les regards deviennent possible, les voix peuvent s’emmêler, les fragiles instants osent exister.
En jaune.
Je suis venue chercher un pays que je déteste. Je suis venue chercher ce que je ne voulais plus aimer. Je suis venue m'abandonner à ce qui m'aurait poursuivi à vie. Je suis venue braver ce pays qui m'a bravé. Je suis venue braver un pays de naissance. Je suis venue éprouvée à quel point je le détestais. Ce pays m'aura retournée sur toutes mes certitudes. Moi programmée de naissance jusqu'à la mort: [études mariage retraite après carrière]. Ce pays m'aura retournée sur mon occidentalité. Ce pays m'a retourné, m'a détourné de moi même. Accueillir ce que je n'ai jamais vraiment osé. Risques et vie.
La vie en grand. Les risques m'ont humanisée.
Affichage des articles dont le libellé est Vie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Vie. Afficher tous les articles
jeudi 15 mars 2012
samedi 10 mars 2012
lundi 5 mars 2012
Océanique
Il aura fallu plusieurs respirations océaniques pour apprécier pleinement cette promenade sous la forêt. Les arbres offrent fraîcheur et abris en plus de leurs beautés. Assise sous le silence de l'arbre à cajou, j'ai profité pleinement de cette étendue d'ombre.
Il y a une exigence de simplicité en forêt. Il y a cette nature qui favorise nos inspirations.
Inclinaison vers les cieux. Elévation vers le sol. Les arbres gardent des prières que seuls les vents savent dévoiler.
Il y a une exigence de simplicité en forêt. Il y a cette nature qui favorise nos inspirations.
Inclinaison vers les cieux. Elévation vers le sol. Les arbres gardent des prières que seuls les vents savent dévoiler.
mercredi 29 février 2012
A la suite de l'Océan
Il y a deux types de découvertes: celle des premières fois et celle des vues quotidiennes.
Celle des premières fois: il en va de ce qu'on vit en première fois. Une émotion, un sentiment, un dérangement de ce qu'on pensait figé, un pays, une rencontre, etc.
Et puis il y a celle des vues quotidiennes. Ce qui nous habite sans notre contribution, ce que l'on voit sans que l'on regarde, ce qui nous conditionne sans notre validation consciente, ce que l'on croit connaître....Il aura fallu plusieurs respirations dans l'Océan Indien pour que je m'intéresse à l’œuvre de conscientisation de ma propre architecture. De naissance tropicale vouée au culte de l'esprit riche (rive) gauche parisien, j'ai entamé un détour par Madagascar pour m'apercevoir que j'ai besoin de la France.
J'ai besoin de la France:
- des discussions philo prises de tête à propos du futile
- des discussions philo pour me souvenir que je maîtrise parfaitement cette langue française (la chaaaaance!)
J'ai aussi besoin de la France:
- pour ses champs et ses fermes en campagnes
- la nécessité de goûter des fromages et des vins en pagaille
- la nécessité de comprendre un jour l’œnologie (cela va avec l'apprentissage du finnois. Je suis convaincue de parler finnois un jour. L'italien aussi et l'allemand.)
Nos routes sont faites d’irréductibles brouillons.
De coups d'essais.
Comment vivre sans brouillons ?
Celle des premières fois: il en va de ce qu'on vit en première fois. Une émotion, un sentiment, un dérangement de ce qu'on pensait figé, un pays, une rencontre, etc.
Et puis il y a celle des vues quotidiennes. Ce qui nous habite sans notre contribution, ce que l'on voit sans que l'on regarde, ce qui nous conditionne sans notre validation consciente, ce que l'on croit connaître....Il aura fallu plusieurs respirations dans l'Océan Indien pour que je m'intéresse à l’œuvre de conscientisation de ma propre architecture. De naissance tropicale vouée au culte de l'esprit riche (
J'ai besoin de la France:
- des discussions philo prises de tête à propos du futile
- des discussions philo pour me souvenir que je maîtrise parfaitement cette langue française (la chaaaaance!)
J'ai aussi besoin de la France:
- pour ses champs et ses fermes en campagnes
- la nécessité de goûter des fromages et des vins en pagaille
- la nécessité de comprendre un jour l’œnologie (cela va avec l'apprentissage du finnois. Je suis convaincue de parler finnois un jour. L'italien aussi et l'allemand.)
Nos routes sont faites d’irréductibles brouillons.
De coups d'essais.
Comment vivre sans brouillons ?
mardi 28 février 2012
Parisiens
De Majunga, je m'avoue parisienne d'âme...C'est la faute à mon père qui m'a parlé rive gauche toute mon enfance. Lecture rive gauche, sourire rive gauche, restos rive gauche, cerveau rive gauche. Plus je me tropicalise, plus mon âme rive gauche refait surface. On ne retient pas ce qui cherche à vivre. Peut-être que mon père ne se doutait de la formation subtile à jamais infligée. Rive gauche par mon père malgache. Il en faut.
Me voici à me ressouvenir du philosophe de ma rue. Faisant l'apologie des pavés parisiens dans ces rues aux passages étroits, mi sombres mi éclatantes, aux amours milles fois déclarés. "Vous savez pourquoi les parisiens aiment bien emprunter ces rues en pavés en voiture?".
"Ca leur rappelle le mouvement sinueux de la vie qui vous secoue doucement, les pavés ont les formes du vivant, à la différence du goudron..."
Me voici à me ressouvenir du philosophe de ma rue. Faisant l'apologie des pavés parisiens dans ces rues aux passages étroits, mi sombres mi éclatantes, aux amours milles fois déclarés. "Vous savez pourquoi les parisiens aiment bien emprunter ces rues en pavés en voiture?".
"Ca leur rappelle le mouvement sinueux de la vie qui vous secoue doucement, les pavés ont les formes du vivant, à la différence du goudron..."
mardi 14 février 2012
En mouvement
Il n'y a qu'à se mettre en mouvement et marcher. Il n'y a qu'à marcher et progresser. Il n'y qu'à accepter ce principe de radicalité. Ce mouvement poussif. Cette utilité de vouloir s'éloigner des naissances primaires et d'accueillir pleinement les mondes inconnus.
En mouvement du monde des possibles.
Passer de ce que l'on a, à ce que l'on est ?
Monde des possibles.
En mouvement du monde des possibles.
Passer de ce que l'on a, à ce que l'on est ?
Monde des possibles.
samedi 11 février 2012
Azur
Je suis née un matin azur et juillettiste parisien.
Je suis née française et extensible. Mon passeport est européen. Mes parents sont nés malgaches. J'ai rêvé américain. Je m'envisage Irlandaise. Terres du Connemara aux allures mégalithiques et aux voix pastorales.
Je suis née française. L'Histoire m'a étendue européenne.
Je me reconnais issue de la foule éparse, magnanime, composite et multiple. Je me reconnais dans la déferlante de ses personnages extensibles, par indivis. J'évolue à la faveur de la multitude constituante et je cumule par ordre cosmique des magmas de civilisations.
J'envisage mon identité éparse, enrichie des voyages passés ou invisibles, à la jonction des rencontres et des métamorphoses nomades, hétérogène, sans ordonnance, à l'anatomie multi-directionnelle.
Erri de Lucca de dire: "chacun de nous est une foule".
Je suis née française et extensible. Mon passeport est européen. Mes parents sont nés malgaches. J'ai rêvé américain. Je m'envisage Irlandaise. Terres du Connemara aux allures mégalithiques et aux voix pastorales.
Je suis née française. L'Histoire m'a étendue européenne.
Je me reconnais issue de la foule éparse, magnanime, composite et multiple. Je me reconnais dans la déferlante de ses personnages extensibles, par indivis. J'évolue à la faveur de la multitude constituante et je cumule par ordre cosmique des magmas de civilisations.
J'envisage mon identité éparse, enrichie des voyages passés ou invisibles, à la jonction des rencontres et des métamorphoses nomades, hétérogène, sans ordonnance, à l'anatomie multi-directionnelle.
Erri de Lucca de dire: "chacun de nous est une foule".
vendredi 10 février 2012
Les arbres grandissent
Les arbres grandissent et s’élèvent indéfiniment.
Indéfiniment, un projet humain.
Indéfiniment, un projet humain.
jeudi 9 février 2012
Empiriquement
Je pose une vraie question : pourquoi nous - être humains - avons cette capacité à mieux nous rencontrer après les orages ?
Les conflits servent surtout à s'approcher. A démolir des murs d'isolement et d'illusions à propos des autres. Et si nous acceptions seulement d'intégrer l'humilité ?
Les conflits servent surtout à s'approcher. A démolir des murs d'isolement et d'illusions à propos des autres. Et si nous acceptions seulement d'intégrer l'humilité ?
mercredi 1 février 2012
Les déracinés ont des ailes
Dépourvus de leurs intimes albums, les déracinés s'interrogent sur des terres inconnues.
Leurs mains cherchent et creusent le sol par instinct de survie. Ils ont l'arrivée du voyage sans connaître le départ.
A force d'y croire, ils finissent par dessiner leurs propres ailes.
Leurs mains cherchent et creusent le sol par instinct de survie. Ils ont l'arrivée du voyage sans connaître le départ.
A force d'y croire, ils finissent par dessiner leurs propres ailes.
mardi 31 janvier 2012
Côte ouest Majunga
J'imagine des fois des trucs. J'aime bien ce qui est incongru. Après tout, que n'ai-je pas vu quand tout se veut possible ? Des vendeurs de brochette et de manioc frites stationnés devant l'Opéra de Paris. Ou encore ce défilé de créateurs parisiens au centre ville de Majunga. Pas encore...
J'ai eu le temps de réfléchir en prenant le bus. Prendre à la dérision, rester perplexe, accepter. C'était marqué 20 places assises en guise de consigne de sécurité. J'ai compté 36 voyageurs serrés.
Chaque jour je fabrique mes souvenirs.
J'ai eu le temps de réfléchir en prenant le bus. Prendre à la dérision, rester perplexe, accepter. C'était marqué 20 places assises en guise de consigne de sécurité. J'ai compté 36 voyageurs serrés.
Chaque jour je fabrique mes souvenirs.
lundi 30 janvier 2012
Dimanche aux vents
Le vent soulève les jeunes branchages et patine le tronc épaissi. Le ciel en arabesque ondoie jusqu'à l'humus du sol sans distinction de sens.
Le vent est de passage ce matin sans crier gare.
Il taquine les bruits et les silences, les pairs et les impairs. Le vent se veut insondable. A chaque passage il éprouve nos routines. Au fonds du jardin se dresse droitement l'immense baobab sur 150 années. Il parle de son tronc calme et résistant que seule la main de Dieu pourrait incliner.
Fugitif, le vent bouscule, rafle et s'envole.
Emportant avec lui une partie de nos vies.
Le vent est de passage ce matin sans crier gare.
Il taquine les bruits et les silences, les pairs et les impairs. Le vent se veut insondable. A chaque passage il éprouve nos routines. Au fonds du jardin se dresse droitement l'immense baobab sur 150 années. Il parle de son tronc calme et résistant que seule la main de Dieu pourrait incliner.
Fugitif, le vent bouscule, rafle et s'envole.
Emportant avec lui une partie de nos vies.
vendredi 27 janvier 2012
Trempée
Nos jupes se sont confondues immergées jusqu'aux genoux à remonter les mailles débordants de la pirogue salée par les poissons encore vivants de la mer. A plusieurs, nous nous tenions femmes et enfants à attendre ces hommes pêcheurs revenus.
Des hommes beaux de leurs regards fiers. Habités par mille récits marins que eux seuls savent.
J'ai acheté un kilo de poissons vivants. Après les avoir écaillé à même le sable, la jeune fille m'a remis le sac. Ma jupe était encore trempée quand je suis partie.
Des hommes beaux de leurs regards fiers. Habités par mille récits marins que eux seuls savent.
J'ai acheté un kilo de poissons vivants. Après les avoir écaillé à même le sable, la jeune fille m'a remis le sac. Ma jupe était encore trempée quand je suis partie.
jeudi 26 janvier 2012
La créativité
La créativité se suffit de peu.
Le réparateur de téléphone a réparé mon éventail - article ô combien nécessaire par ces grands soleils d'été. Je n'aurai jamais pensé lui apporter mon éventail, j'ai bien fait. Il a pris l'article désossé (1 seconde), a procédé à son analyse (3 secondes), a fait sa proposition (1 seconde), a finalisé la réparation (10 mn). En silence, sans commentaire, méthodique, ingénieux.10 minutes et 5 secondes. Efficacité totalement approuvée.
Les créatifs se suffisent de peu. Bravo !
Le réparateur de téléphone a réparé mon éventail - article ô combien nécessaire par ces grands soleils d'été. Je n'aurai jamais pensé lui apporter mon éventail, j'ai bien fait. Il a pris l'article désossé (1 seconde), a procédé à son analyse (3 secondes), a fait sa proposition (1 seconde), a finalisé la réparation (10 mn). En silence, sans commentaire, méthodique, ingénieux.10 minutes et 5 secondes. Efficacité totalement approuvée.
Les créatifs se suffisent de peu. Bravo !
mercredi 25 janvier 2012
A l'est, le soleil
Chaque matin j'ai rendez-vous avec l'orient. La masse silencieuse et orange céleste se pointe vers 5h. Le soleil me rassure. Il fait partie de mes repères. C'est bizarre à Majunga une journée sans soleil. C'est aussi incongru que la mer sans l'océan ou les vagues sans l'océan.
Enfin voilà. Il a fait aujourd'hui un temps vraiment magnifique. Cette note pour me souvenir de tous mes soleils.
Enfin voilà. Il a fait aujourd'hui un temps vraiment magnifique. Cette note pour me souvenir de tous mes soleils.
mardi 24 janvier 2012
Aux essentiels
Je me suis demandée à quoi ressemblait la véritable nature de la liberté. Pas la liberté sociétale ni politique ni sociale. Celle qui appartient à l'essence humaine. J'ai longtemps cru qu'elle se passait de toute contrainte. Qu'elle répondait à nos pulsions et à nos envies.
La vie m'a appris que notre liberté s’accommode de ses propres contraintes. Nos vies sont riches de paradoxes ! Comme si les cadres et les restrictions permettaient aux formes latentes de prendre forme et ainsi de se déployer. Comme si l'être humain avait besoin d'expérimenter les notions limitantes pour mieux les dépasser.
Parmi ces contraintes nécessaires, celle du temps. C'est la notion du temps qui stimule nos ultimes vérités. C'est la production de l'artiste à l'épreuve d'un calendrier. C'est aussi l'aspiration aux essentiels pour celui qui sait ses jours comptés.
La vie m'a appris que notre liberté s’accommode de ses propres contraintes. Nos vies sont riches de paradoxes ! Comme si les cadres et les restrictions permettaient aux formes latentes de prendre forme et ainsi de se déployer. Comme si l'être humain avait besoin d'expérimenter les notions limitantes pour mieux les dépasser.
Parmi ces contraintes nécessaires, celle du temps. C'est la notion du temps qui stimule nos ultimes vérités. C'est la production de l'artiste à l'épreuve d'un calendrier. C'est aussi l'aspiration aux essentiels pour celui qui sait ses jours comptés.
jeudi 19 janvier 2012
La table en bois
Assise à une table en bois, au bord de la mer avec pour seul horizon l'océan indien. Au loin mon enfance.
La France.
Il y a cette musicalité parfaite. Un tableau émouvant où chaque destin joue l'unique partition. Des notes prévisibles et charmantes. De quoi rassurer une petite fille. Ces paysages de train que l'on passe toujours trop vite. Une ville française à 10 kms de Paris.
Tout le monde est là. Le bleu de la Mairie. Le blanc du boucher. Le rouge de la vieille dame maquillée. Le conservatoire de musique. Franprix. Les grandes affiches RTL. La boulangerie. Trois enfants qui courent. Deux vélos posés sur le mur. L'église. Le RER. Une forme de cohérence.
Une pirogue vient de s'éloigner. Au premier plan, un papillon pressé. Mes souvenirs se font pensifs. Je termine de boire mon jus de fruits frais.
Au loin la France.
La France.
Il y a cette musicalité parfaite. Un tableau émouvant où chaque destin joue l'unique partition. Des notes prévisibles et charmantes. De quoi rassurer une petite fille. Ces paysages de train que l'on passe toujours trop vite. Une ville française à 10 kms de Paris.
Tout le monde est là. Le bleu de la Mairie. Le blanc du boucher. Le rouge de la vieille dame maquillée. Le conservatoire de musique. Franprix. Les grandes affiches RTL. La boulangerie. Trois enfants qui courent. Deux vélos posés sur le mur. L'église. Le RER. Une forme de cohérence.
Une pirogue vient de s'éloigner. Au premier plan, un papillon pressé. Mes souvenirs se font pensifs. Je termine de boire mon jus de fruits frais.
Au loin la France.
mercredi 18 janvier 2012
mardi 17 janvier 2012
Le compteur
Le compteur travaille. Il compte les différences. C'est un organisme international qui l'envoie compter sous les tropiques. Le compteur consigne les retards entre les peuples du nord et les pays du sud. Son travail méthodique consiste à répertorier, puis à déplorer dans une note puissamment symphonique. Un sud égaré dans sa propre mare où seules les grâces survivantes peuvent encore se dresser.
Le compteur lui vit depuis son phare éclairé. De loin, à l'abri, il observe les foules grandissantes et résignées. Il ne peut rien faire sinon encore les observer.
Le compteur lui vit depuis son phare éclairé. De loin, à l'abri, il observe les foules grandissantes et résignées. Il ne peut rien faire sinon encore les observer.
lundi 16 janvier 2012
A l'ombre du soleil
Il fait une chaleur calcinante au soleil.
Les solitaires ont cette manie de s'éloigner de ce qui brille trop, sans doute à la recherche de l'ombre féconde. L'ombre des solitaires ressemble à cette nécessaire virgule. A ce souffle frais en haute montage, à cette respiration qui soulage la longue phrase. L'ombre des solitaires porte la lente mélancolie d'un train en partance. L'ombre des solitaires a ce goût des fins de soif après un grand verre d'eau frais. C'est au soleil que je dois la quête de cette ombre. Une ombre salvatrice qui agrandit mon monde.
Les solitaires ont cette manie de s'éloigner de ce qui brille trop, sans doute à la recherche de l'ombre féconde. L'ombre des solitaires ressemble à cette nécessaire virgule. A ce souffle frais en haute montage, à cette respiration qui soulage la longue phrase. L'ombre des solitaires porte la lente mélancolie d'un train en partance. L'ombre des solitaires a ce goût des fins de soif après un grand verre d'eau frais. C'est au soleil que je dois la quête de cette ombre. Une ombre salvatrice qui agrandit mon monde.
Inscription à :
Articles (Atom)