samedi 30 juin 2012

Manga à Paris

Manga à Tana.

Manga à Majunga.

Manga à Kampala.

Manga à Paris.

Des A pour aller au I. Que s'est-il passé donc chez Manga ? Peut-être aurait-il eu fallu visiter d'abord Java avant Paris. J'ai longtemps pensé voyager en Indonésie. C'est le thème de la recherche qui me guide. Le besoin de comprendre les fondations et les racines. Une quête pour d'autres chimères encore? Quelquefois je me demande. En attendant, Paris je maîtrise. J'ai l'impression d'y être à ma place. D'y être légitime. D'y être à ma place. Je considère les inconnus et les visages comme ceux de ma fratrie. Familiers et rassurants. J'ai franchi une étape. Paris m'a adopté civilement à ma naissance. Je suis en mesure de penser que j'ai adopté (accepté) aujourd'hui cette ville. Demain je retourne au Musée d'Orsay.


mercredi 27 juin 2012

Officiellement parisienne

Il revient à Manga de déclarer : "Je suis officiellement parisienne". Accréditée. Officiellement parisienne de Paris.
J'ignore si j'en ai absolument toutes les caractéristiques, je constate que la peau prend forme. Les habitudes sont revenues. Une peau qui ne m'a jamais vraiment quitté au fonds, même à Majunga c'est vous dire. Aujourd'hui lancement des soldes. Les parisiennes exultent aux bonnes affaires. Sur les vitrines, SOLDES, SALES. Je passe mon chemin, ébahie par ce premier rayon de soleil rue de Rivoli à 15H06. Je traverse la place du Châtelet, ravie, émue de tant de vies humaines. Les corps sur des jambes en mouvement hâtif. Je fais partie du même décors, de la même scène. De la même hâte ? De la même scène. Tout d'un coup je me surprends à penser : "moi aussi alors je suis à Paris!". Cette ville convient parfaitement aux infatigables, aux assoiffés de vivre et d'exister. Cette ville convient à ceux qui brisent les conventions et en inventent de nouvelles.

Absolument. Officiellement. Parisienne.

Je serai souvent à Rivoli ces prochains jours.

dimanche 20 mai 2012

Grands boulevards, 1H30

1h30 de marche depuis les Tuileries. 1h30 de marche silencieuse, de ces silences féconds et riches. J'ai pris un plaisir immense à marcher, à traverser, à marcher, à longer, à longer. Les promenades ont pour principale vertu de prendre le pouls de la vie.

Paris ne m'a jamais paru aussi agréable. Paris s'apprécie en talons. C'est une ville d'histoire. Et les histoires, on prend le temps de les écouter.

samedi 12 mai 2012

Heure de Bastille

C'est nouveau de parler de Majunga depuis Paris retrouvé hier après quelques années tropicales que je pensais avoir mis de côté comme pour apprendre à apprécier cette ville que je n'ai pas ou jamais connu finalement ou jamais assez bien comme je le voulais.

Mon esprit Majunga se trouve à Paris depuis le 10 Mai, 10 heures, heure de Bastille.

A bientôt

mercredi 25 avril 2012

A mes deux Je

A Je, je réponds Nous.

Mon Je unique m'isole de moi-même, me somme de choisir, me taille incomplète et partielle. Le Je m'isole quand le Nous représente l'unité, le rassemblement, la puissance du nombre, une densité certaine.

A Je, je réponds Nous.

Je ne pense pas. Nous pensons.
Je ne fais pas. Nous faisons.

Nous - Je malgache et Je français. Et plus selon.

Le Nous entame ma réconciliation. Le Nous entame la fin des divisions et des choix impossibles. Le Je français m'a été d'une utilité certaine pour affirmer mon Je d'actrice blanche masquée. Longtemps conditionnée à taire mon Je noir tant que j'habitais Paris. Je veux dire un Je noir que j'aurais voulu plus noir et plus affirmé à Paris.

Aujourd'hui je fais avec mes deux Je, tenus par le Nous. Rassemblés par leurs différences.

mercredi 18 avril 2012

Joba

Joba joba...

L'heure est venue de vous conter mon impression sur les joba (1) locales.

(1) expression locale pour parler de nous les femmes.

L'heure est venue donc de vous conter mon impression sur les joba.
Inspirantes. En tant que joba moi même, je ne peux m’empêcher d'observer l'allure des autres joba et j'en reste pantoise.

Inspirantes.

Ca se passe du côté de cette grâce naturelle, sans effort. Et pourtant hyper gracieuses.
Ca se passe du côté de leurs lignes. Fortes ou moins fortes, elles donnent envie d'être regardées.
Ca se passe du côté de leurs regards. Forts et sans effort, elles donnent envie d'être encore regardées.
Ca se passe du côté de leurs allures en général. Assises ou en marche, elles affichent une douceur gorgée de fermeté. Genre "suis bien douce mais pas trop docile".

Inspirantes.

Elles n'ont rien à dire sur le féminisme. Elles parlent de soleil, d'enfants, des courses, des familles et de maris sans être dans la représentativité.

Ca se passe du côté de leurs grâces naturelles et sans effort.

Inspirantes. Et belles. Jobakely.