Il me faut choisir entre la servitude des coutumes et celle de la pyramide libérale.
Il me faut choisir entre la servitude des castes sociales et celle des sociétés commerciales.
Il me faut me déterminer entre la servitude volontaire des uns et la servitude volontaire des autres.
Il me faudra constater que dans les deux cas, tous se croient et se définissent libres.
Entre et entre ? Est-ce vraiment la question ?
Il me faudra de toute façon être et vivre intensément consciente dans les deux cas.
Nourrie et guidée par la compassion.
Accepter que mon peuple est celui des êtres humains, plus que celui de mes ancêtres.
Apprendre à vivre et à grandir au delà des peurs invisibles.
Et prendre enfin pour guide l'Amour.
dimanche 16 septembre 2012
vendredi 31 août 2012
A nos âmes d'enfant
Il y a ce verbe de la langue française que j'ai envie de célébrer.
Chercher.
Chercher pour cultiver peut-être.
Pour entretenir et sublimer cette vie.
Quête de sens, de l'autre. C'est souvent cette quête du mystère qui nous anime en réalité.
Pourquoi les enfants sont-ils aussi délicatement subjugués par les mystères ?
Cette disposition à la quête nous l'avons tous, même adulte. C'est quand elle s'efface ou se fait plus diffuse que nous ressentons alors une forme de gêne.
Et pour cause, depuis tout petit, nous avons tous été animés par les mystères de cette existence.
Tiens, encore un poème à lui tout seul, le mot "mystère".
Et quel joli bouquet fait-il avec celui de "chercher".
Chercher.
Chercher pour cultiver peut-être.
Pour entretenir et sublimer cette vie.
Quête de sens, de l'autre. C'est souvent cette quête du mystère qui nous anime en réalité.
Pourquoi les enfants sont-ils aussi délicatement subjugués par les mystères ?
Cette disposition à la quête nous l'avons tous, même adulte. C'est quand elle s'efface ou se fait plus diffuse que nous ressentons alors une forme de gêne.
Et pour cause, depuis tout petit, nous avons tous été animés par les mystères de cette existence.
Tiens, encore un poème à lui tout seul, le mot "mystère".
Et quel joli bouquet fait-il avec celui de "chercher".
mardi 7 août 2012
A nos arbres
Il fait bon avancer à l'heure des arbres.
Des arbres acquis à leur maturité.
Une maturité évoquant ces feuilles, vertes et gorgées.
Il fait bon avancer, être portée par ce bus, comme un songe d'été.
Parisienne.
Elle était là. Assise dans le bus, le regard tourné vers la fenêtre, les lèvres de cette bouche bavarde à parler et à dire.
A dire une vie pleine car la sienne comme sentiment d'exister et d'en valoir la peine. A dire et à exprimer sa légitimité d'être ici, là, parmi nous qui n'avions qu'à l'écouter comme seul spectacle porté à nos oreilles.
Une scène s'ensuit, car la dame parle fort et agace sa voisine.
Et la vie, et la sève qui coule.
Des arbres acquis à leur maturité....aux feuilles vertes, gorgées et pleines.
Des arbres acquis à leur maturité.
Une maturité évoquant ces feuilles, vertes et gorgées.
Il fait bon avancer, être portée par ce bus, comme un songe d'été.
Parisienne.
Elle était là. Assise dans le bus, le regard tourné vers la fenêtre, les lèvres de cette bouche bavarde à parler et à dire.
A dire une vie pleine car la sienne comme sentiment d'exister et d'en valoir la peine. A dire et à exprimer sa légitimité d'être ici, là, parmi nous qui n'avions qu'à l'écouter comme seul spectacle porté à nos oreilles.
Une scène s'ensuit, car la dame parle fort et agace sa voisine.
Et la vie, et la sève qui coule.
Des arbres acquis à leur maturité....aux feuilles vertes, gorgées et pleines.
dimanche 5 août 2012
La normalité
La normalité.
Cette normalité qui devient tyrannique.
Cette normalité qui devrait taire toutes nos faiblesses d'homme.
Cette normalité qui ne permet pas les différences.
Les différences qui pourtant fondent spirituellement la tendresse. Ces différences qui fondent notre relation à l'autre. Ces différences qui nous engagent humainement. Ces différences qui permettent l'acceptation. La tendresse.
La tendresse est l'articulation de nos vies humaines.
Cette normalité qui devient tyrannique.
Cette normalité qui devrait taire toutes nos faiblesses d'homme.
Cette normalité qui ne permet pas les différences.
Les différences qui pourtant fondent spirituellement la tendresse. Ces différences qui fondent notre relation à l'autre. Ces différences qui nous engagent humainement. Ces différences qui permettent l'acceptation. La tendresse.
La tendresse est l'articulation de nos vies humaines.
La femme vulnérable
A 40 ans j'ai vécu, traversé plusieurs siècles. Plusieurs âges de femme.
La femme de Madagascar.
La femme de Paris.
L'une me renvoie aux traditions. L'autre m’interroge sur la modernité. Cette modernité qui accorde à la femme le pouvoir, le droit de disposer au mieux de son destin jadis soumis aux forces et régulations patriarcales. La voix de l'homme, du chef. Au village. Dépossédée de cette voix, la femme moderne aborde, arpente son existence avec choix. En théorie, je dirais. En théorie. Une vie moderne qui vient se buter devant l'inertie de son environnement. La cité, l''écosystème dans lequel elle évolue.
Marquée par l'homme, sa prévalence physique, sa prévalence économique et par conséquence sa force structurelle politique, la cité limite malgré tout le pouvoir de cette femme.
A Madagascar, la femme enfant reste l'apanage de la société. On peut même dire qu'elle assume la chose. Cette société qui ne pourrait se concevoir structurellement sans femme et cette femme qui ne pourrait se concevoir identitairement sans la société. Leurs destins liés vont assujettir cette femme aux forces traditionnelles. Ce qui a toujours été et ce que personne ne saurait remettre en cause. Pour quelle raison finalement ? Pour quel motif de modernité ? Les deux se construisent de pair.
J'en arrive à la conclusion que dans l'un comme dans l'autre, le destin de la femme reste scellé à celui de sa propre société. Sous quelle forme qu'elle soit. Sans doute, cela est dû à cette vulnérabilité constitutive de la femme. Peut-t'-on concevoir décemment des femmes vivre à l'écart de leurs pairs humains. On l'imagine aisément pour les hommes, les femmes restent quoiqu'on dise dépendantes des forces sociétales. A nous d'en méditer.
La femme de Madagascar.
La femme de Paris.
L'une me renvoie aux traditions. L'autre m’interroge sur la modernité. Cette modernité qui accorde à la femme le pouvoir, le droit de disposer au mieux de son destin jadis soumis aux forces et régulations patriarcales. La voix de l'homme, du chef. Au village. Dépossédée de cette voix, la femme moderne aborde, arpente son existence avec choix. En théorie, je dirais. En théorie. Une vie moderne qui vient se buter devant l'inertie de son environnement. La cité, l''écosystème dans lequel elle évolue.
Marquée par l'homme, sa prévalence physique, sa prévalence économique et par conséquence sa force structurelle politique, la cité limite malgré tout le pouvoir de cette femme.
A Madagascar, la femme enfant reste l'apanage de la société. On peut même dire qu'elle assume la chose. Cette société qui ne pourrait se concevoir structurellement sans femme et cette femme qui ne pourrait se concevoir identitairement sans la société. Leurs destins liés vont assujettir cette femme aux forces traditionnelles. Ce qui a toujours été et ce que personne ne saurait remettre en cause. Pour quelle raison finalement ? Pour quel motif de modernité ? Les deux se construisent de pair.
J'en arrive à la conclusion que dans l'un comme dans l'autre, le destin de la femme reste scellé à celui de sa propre société. Sous quelle forme qu'elle soit. Sans doute, cela est dû à cette vulnérabilité constitutive de la femme. Peut-t'-on concevoir décemment des femmes vivre à l'écart de leurs pairs humains. On l'imagine aisément pour les hommes, les femmes restent quoiqu'on dise dépendantes des forces sociétales. A nous d'en méditer.
samedi 21 juillet 2012
Crêpe Suzette
La scène se déroule sur le bord d'un restaurant. Sur le bord du restaurant, un vendeur en blouse blanche au teint basané de ceux qui viennent des profondeurs des terres indiennes et lointaines tient son guichet de crêpes.
Un vendeur des terres indiennes et lointaines tient son guichet de crêpes. Au dessus de sa tête une ardoise suspendue avec les choix attendus. Les choix attendus d'une rue parisienne. D'une rue passante, passante et normale, traversée par des parisiens que l'on voit passer en marche déterminée et presque militaire devant ce guichet.
Et pourtant, une jeune femme s'y arrête. Dévorée par son devoir. Les impératives obligations. Les obligations impératrices. Les impératives obligations de souvenirs à créer. Des souvenirs à dire. Les souvenirs de voyage. Cette jeune femme touriste s'y arrête et ose sans pointe de gêne demander de son accent de l'est de l'Europe: "Krrrep soucette!".
- Quoi ? demande le vendeur en blouse blanche des profondeurs des terres indiennes et lointaines, venu en France gagner sa fortune et au pays par les siens attendu.
- Quoi ? les yeux écarquillés.
- Oui, siouplai, krrrreep soucette.
- Quoi ça kreeep soucette ?
Au dessus de sa tête une ardoise suspendue avec les choix attendus. Les choix attendus d'une rue parisienne. D'une rue passante et passante, traversée par des parisiens que l'on voit passer sans s'attendrir jamais devant ce guichet. Sucrée ou salée.
J'aurais voulu savoir. Regarder davantage, entendre ce qui allait se passer. J'aurais voulu savoir si l'incommunication allait se détendre.
Attendrie par les deux. Leurs vœux pieux et respectifs.
En quête de souvenirs romantiques à la française pour l'une, sommé par la vente de crêpes lapidaires sans Suzette et sans façon pour l'autre, se seront-ils compris ?
Un vendeur des terres indiennes et lointaines tient son guichet de crêpes. Au dessus de sa tête une ardoise suspendue avec les choix attendus. Les choix attendus d'une rue parisienne. D'une rue passante, passante et normale, traversée par des parisiens que l'on voit passer en marche déterminée et presque militaire devant ce guichet.
Et pourtant, une jeune femme s'y arrête. Dévorée par son devoir. Les impératives obligations. Les obligations impératrices. Les impératives obligations de souvenirs à créer. Des souvenirs à dire. Les souvenirs de voyage. Cette jeune femme touriste s'y arrête et ose sans pointe de gêne demander de son accent de l'est de l'Europe: "Krrrep soucette!".
- Quoi ? demande le vendeur en blouse blanche des profondeurs des terres indiennes et lointaines, venu en France gagner sa fortune et au pays par les siens attendu.
- Quoi ? les yeux écarquillés.
- Oui, siouplai, krrrreep soucette.
- Quoi ça kreeep soucette ?
Au dessus de sa tête une ardoise suspendue avec les choix attendus. Les choix attendus d'une rue parisienne. D'une rue passante et passante, traversée par des parisiens que l'on voit passer sans s'attendrir jamais devant ce guichet. Sucrée ou salée.
J'aurais voulu savoir. Regarder davantage, entendre ce qui allait se passer. J'aurais voulu savoir si l'incommunication allait se détendre.
Attendrie par les deux. Leurs vœux pieux et respectifs.
En quête de souvenirs romantiques à la française pour l'une, sommé par la vente de crêpes lapidaires sans Suzette et sans façon pour l'autre, se seront-ils compris ?
lundi 16 juillet 2012
Ecrire
L'acte d'écrire. Écrire m’énonce l'émotion, l'inintelligible secret, le ressenti qu'on ne sait dire jamais exactement, qu'on préfère taire souvent.
Écrire l'amour ou vivre l'amour ? Écrire pour écrire, pour fragmenter et pour se ressaisir. Écrire c'est exactement revivre. C'est vivre aussi l'état des possibles. Quand j'écris je m'évade et je vis intimement. Je vis ce que je pense comme j'aurais aimé concevoir le monde.
J'écris de mon vivant étrange. Je vis de mon écriture. La densité de l'irréel m'intéresse plus que le réel. La densité de l'enfoui m'intéresse plus que le connu. L'irréel est un métier. Le réel inconséquent. L'irréel parle de l'homme. Le réel de ses basses passions. L'irréel augure de nos plus belles raisons. Le réel contient la violence.
Écrire énonce l'émotion, cet inintelligible secret, le ressenti qu'on ne sait dire jamais exactement, qu'on préfère taire souvent. Je tente de le dire, de l'écrire.
Écrire l'amour ou vivre l'amour ? Écrire pour écrire, pour fragmenter et pour se ressaisir. Écrire c'est exactement revivre. C'est vivre aussi l'état des possibles. Quand j'écris je m'évade et je vis intimement. Je vis ce que je pense comme j'aurais aimé concevoir le monde.
J'écris de mon vivant étrange. Je vis de mon écriture. La densité de l'irréel m'intéresse plus que le réel. La densité de l'enfoui m'intéresse plus que le connu. L'irréel est un métier. Le réel inconséquent. L'irréel parle de l'homme. Le réel de ses basses passions. L'irréel augure de nos plus belles raisons. Le réel contient la violence.
Écrire énonce l'émotion, cet inintelligible secret, le ressenti qu'on ne sait dire jamais exactement, qu'on préfère taire souvent. Je tente de le dire, de l'écrire.
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