Il revient à Manga de déclarer : "Je suis officiellement parisienne". Accréditée. Officiellement parisienne de Paris.
J'ignore si j'en ai absolument toutes les caractéristiques, je constate que la peau prend forme. Les habitudes sont revenues. Une peau qui ne m'a jamais vraiment quitté au fonds, même à Majunga c'est vous dire. Aujourd'hui lancement des soldes. Les parisiennes exultent aux bonnes affaires. Sur les vitrines, SOLDES, SALES. Je passe mon chemin, ébahie par ce premier rayon de soleil rue de Rivoli à 15H06. Je traverse la place du Châtelet, ravie, émue de tant de vies humaines. Les corps sur des jambes en mouvement hâtif. Je fais partie du même décors, de la même scène. De la même hâte ? De la même scène. Tout d'un coup je me surprends à penser : "moi aussi alors je suis à Paris!". Cette ville convient parfaitement aux infatigables, aux assoiffés de vivre et d'exister. Cette ville convient à ceux qui brisent les conventions et en inventent de nouvelles.
Absolument. Officiellement. Parisienne.
Je serai souvent à Rivoli ces prochains jours.
mercredi 27 juin 2012
jeudi 31 mai 2012
dimanche 20 mai 2012
Grands boulevards, 1H30
1h30 de marche depuis les Tuileries. 1h30 de marche silencieuse, de ces silences féconds et riches. J'ai pris un plaisir immense à marcher, à traverser, à marcher, à longer, à longer. Les promenades ont pour principale vertu de prendre le pouls de la vie.
Paris ne m'a jamais paru aussi agréable. Paris s'apprécie en talons. C'est une ville d'histoire. Et les histoires, on prend le temps de les écouter.
Paris ne m'a jamais paru aussi agréable. Paris s'apprécie en talons. C'est une ville d'histoire. Et les histoires, on prend le temps de les écouter.
samedi 12 mai 2012
Heure de Bastille
C'est nouveau de parler de Majunga depuis Paris retrouvé hier après quelques années tropicales que je pensais avoir mis de côté comme pour apprendre à apprécier cette ville que je n'ai pas ou jamais connu finalement ou jamais assez bien comme je le voulais.
Mon esprit Majunga se trouve à Paris depuis le 10 Mai, 10 heures, heure de Bastille.
A bientôt
Mon esprit Majunga se trouve à Paris depuis le 10 Mai, 10 heures, heure de Bastille.
A bientôt
mercredi 25 avril 2012
A mes deux Je
A Je, je réponds Nous.
Mon Je unique m'isole de moi-même, me somme de choisir, me taille incomplète et partielle. Le Je m'isole quand le Nous représente l'unité, le rassemblement, la puissance du nombre, une densité certaine.
A Je, je réponds Nous.
Je ne pense pas. Nous pensons.
Je ne fais pas. Nous faisons.
Nous - Je malgache et Je français. Et plus selon.
Le Nous entame ma réconciliation. Le Nous entame la fin des divisions et des choix impossibles. Le Je français m'a été d'une utilité certaine pour affirmer mon Je d'actrice blanche masquée. Longtemps conditionnée à taire mon Je noir tant que j'habitais Paris. Je veux dire un Je noir que j'aurais voulu plus noir et plus affirmé à Paris.
Aujourd'hui je fais avec mes deux Je, tenus par le Nous. Rassemblés par leurs différences.
Mon Je unique m'isole de moi-même, me somme de choisir, me taille incomplète et partielle. Le Je m'isole quand le Nous représente l'unité, le rassemblement, la puissance du nombre, une densité certaine.
A Je, je réponds Nous.
Je ne pense pas. Nous pensons.
Je ne fais pas. Nous faisons.
Nous - Je malgache et Je français. Et plus selon.
Le Nous entame ma réconciliation. Le Nous entame la fin des divisions et des choix impossibles. Le Je français m'a été d'une utilité certaine pour affirmer mon Je d'actrice blanche masquée. Longtemps conditionnée à taire mon Je noir tant que j'habitais Paris. Je veux dire un Je noir que j'aurais voulu plus noir et plus affirmé à Paris.
Aujourd'hui je fais avec mes deux Je, tenus par le Nous. Rassemblés par leurs différences.
mercredi 18 avril 2012
Joba
Joba joba...
L'heure est venue de vous conter mon impression sur les joba (1) locales.
(1) expression locale pour parler de nous les femmes.
L'heure est venue donc de vous conter mon impression sur les joba.
Inspirantes. En tant que joba moi même, je ne peux m’empêcher d'observer l'allure des autres joba et j'en reste pantoise.
Inspirantes.
Ca se passe du côté de cette grâce naturelle, sans effort. Et pourtant hyper gracieuses.
Ca se passe du côté de leurs lignes. Fortes ou moins fortes, elles donnent envie d'être regardées.
Ca se passe du côté de leurs regards. Forts et sans effort, elles donnent envie d'être encore regardées.
Ca se passe du côté de leurs allures en général. Assises ou en marche, elles affichent une douceur gorgée de fermeté. Genre "suis bien douce mais pas trop docile".
Inspirantes.
Elles n'ont rien à dire sur le féminisme. Elles parlent de soleil, d'enfants, des courses, des familles et de maris sans être dans la représentativité.
Ca se passe du côté de leurs grâces naturelles et sans effort.
Inspirantes. Et belles. Jobakely.
L'heure est venue de vous conter mon impression sur les joba (1) locales.
(1) expression locale pour parler de nous les femmes.
L'heure est venue donc de vous conter mon impression sur les joba.
Inspirantes. En tant que joba moi même, je ne peux m’empêcher d'observer l'allure des autres joba et j'en reste pantoise.
Inspirantes.
Ca se passe du côté de cette grâce naturelle, sans effort. Et pourtant hyper gracieuses.
Ca se passe du côté de leurs lignes. Fortes ou moins fortes, elles donnent envie d'être regardées.
Ca se passe du côté de leurs regards. Forts et sans effort, elles donnent envie d'être encore regardées.
Ca se passe du côté de leurs allures en général. Assises ou en marche, elles affichent une douceur gorgée de fermeté. Genre "suis bien douce mais pas trop docile".
Inspirantes.
Elles n'ont rien à dire sur le féminisme. Elles parlent de soleil, d'enfants, des courses, des familles et de maris sans être dans la représentativité.
Ca se passe du côté de leurs grâces naturelles et sans effort.
Inspirantes. Et belles. Jobakely.
lundi 16 avril 2012
La danse mon ami
Il y a des fois où je me pose pour réfléchir à ces habitudes qui me vont si bien qu'elles ne me conviennent plus.
Il y a ces fois où je suis si habitée par ces habitudes qu'elles se lassent par elles mêmes. Alors vient le temps de leurs questionnements sans m'avoir prévenue.
Danse.
J'ai pris la résolution de danser, je souhaite que cette habitude de danser vienne m'habiter avec autant d'insistance. C'est un souffle de la Providence.
Danse.
Il y a ces fois où je suis si habitée par ces habitudes qu'elles se lassent par elles mêmes. Alors vient le temps de leurs questionnements sans m'avoir prévenue.
Danse.
J'ai pris la résolution de danser, je souhaite que cette habitude de danser vienne m'habiter avec autant d'insistance. C'est un souffle de la Providence.
Danse.
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